Contexte

Contexte

Les réseaux électriques sont devenus en un siècle des acteurs essentiels de la dynamique territoriale, recomposée en permanence par les trajectoires de l’innovation. Ces systèmes intelligents doivent faciliter et s’adapter aux indissociables transitions énergétique et numérique.

Pour infléchir nos comportements qui restent clé, il faut éclairer les formes possibles de solidarités territoriales à maintenir ou à faire émerger entre citoyens consommateurs et/ou producteurs d’électricité décentralisée et intermittente. Ces citoyens sont toujours plus nombreux à vouloir maîtriser leur relation à l’énergie, d’autant que de nouveaux usages se font jour, en mobilité par exemple.

La transition énergétique, et ses implications pour les réseaux devenant « smart » et notamment assuranciels, nécessitent donc une nouvelle pédagogie qui intègre le processus complexe de l’acceptabilité sociale.

Le projet

Le projet

Repenser le rôle des réseaux dans la transition énergétique au service (public) de la société et des citoyens.

Luniversité Bordeaux Montaigne regroupe des compétences internationalement reconnues en histoire économique et sociale et médiation des sciences (c’est-à-dire la diffusion auprès du grand public des connaissances, des idées et des produits scientifiques). Enedis (anciennement ERDF) est le principal gestionnaire de réseau de distribution d’électricité en France.

En 2017, ces partenaires unissent leurs forces au sein de la chaire RESET afin de repenser le sens du service public de la distribution d’électricité au cœur des transitions énergétique et numérique. L’objectif est d’étudier les réseaux électriques qui irriguent nos sociétés en combinant transdisciplinarité, approche rétrospective (de la genèse des réseaux fin XIXème siècle au temps présent) et vision prospective (centrée sur les enjeux toujours renouvelés des réseaux qui deviennent smart).

Tous les citoyens d’une Nouvelle-Aquitaine « en transitions » seront mobilisés : acteurs du service public de la distribution d’électricité et d’autres réseaux et systèmes complexes, et citoyens pour faire émerger des offres innovantes de services « intelligents » dans des territoires solidaires.

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Pourquoi « RESET » ?

Pourquoi le nom de « RESET » ?

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L’acronyme « RESET » renvoie directement au verbe anglais qui signifie, dans le domaine informatique, « relancer un ordinateur après un problème de fonctionnement dû à l’exécution d’un programme ». La chaire souhaite ainsi « relancer » la compréhension du rôle des réseaux dans la transition énergétique, pour « repenser » ce rôle des réseaux au service de la société et des citoyens, en mettant en œuvre de nouvelles solidarités territoriales.


Le Transport des Forces
, tableau de Fernand Léger, 1937 (Photo : Jean-Pierre Dalbéra [CC])

Missions

Missions

La chaire RESET combine des actions de recherche (prioritairement recherche-action), de formation (partenariat pédagogique essentiellement à l’échelle du Master), et de diffusion du savoir. Elle contribue à la médiation sociale de la culture scientifique et technique en Nouvelle-Aquitaine.

  • Stimuler la formation et la recherche en Sciences humaines et sociales
    La chaire interagit avec trois Master*, mobilise des experts dans le cadre de séminaires semestriels, et propose également des Concours de projets de création à vocation pédagogique et « adisciplinaire », sur support numérique voire artistique. Enfin, elle décerne chaque année un Prix et une Bourse de recherche pour récompenser et inciter les travaux de recherche étudiants.
  • Mettre en place l’observatoire de recherche OREST – « Observatoire Réseaux Électriques et Société(s) en Transition(s) » et en coordonner les travaux
    La chaire met en perspective, sur plus d’un siècle, l’évolution des comportements face aux transitions actuelles, énergétique et numérique en Nouvelle-Aquitaine. L’OREST est un espace de mobilisation des communautés d’utilisateurs autour des données et de la compréhension des enjeux sociétaux de ces transitions, et de l’utilisation « collective » des services du réseau, existants ou à créer.
  • Partager l’expertise acquise et lier les sciences humaines aux nouvelles technologies et à l’art
    Les résultats des travaux de l’OREST sont publiés sous forme de mémoires, d’études et de publications scientifiques. La chaire les diffuse lors d’évènements qu’elle organise (conférences, colloques, ateliers, rencontres, expositions, etc.) ou auxquels elle participe.

* Le Master Histoire, parcours Développement, Innovation et Environnement du XVIe au XXIe siècle de l’Université Bordeaux Montaigne, le Master Sciences humaines et sociales de l’Université de Bordeaux et le Master Information et Médiation Scientifique et Technique (IMST), parcours Médiation des Sciences qui réunit les deux Universités.

Pilotage

Comment fonctionne la chaire ?

Plusieurs fois par an, les partenaires se réunissent au sein d’un comité de pilotage pour déterminer le programme d’activités de la chaire et coordonner sa mise en œuvre. Les comités de pilotage constituent un espace-temps d’échanges, de partage et de travail collaboratifs entre les différentes parties prenantes autour du titulaire scientifique et de l’industriel mécène Enedis. Ce comité de pilotage, animé par ses deux coordinateurs, s’appuie sur l’expertise d’un conseil scientifique, qui élabore le projet scientifique et technique de l’année à venir et attribue les financements de recherche (comme la bourse et le prix RESET).

 

Membres du comité de pilotage

Université Bordeaux Montaigne

  • Christophe BOUNEAU, professeur d’histoire économique, titulaire scientifique et coordinateur de la chaire
  • Valérie GENEBES, professeure associée de communication ou Boris URBAS, maître de conférences en sciences de l’information et de la communication
  • Charles-François MATHIS, maître de conférences d’histoire contemporaine

université de Bordeaux

  • Sandrine RUI, maître de conférences de sociologie, directrice du Collège Sciences de l’homme

Enedis

  • Cyrille ABONNEL, directeur Numérique et Innovation ouverte, coordinateur de la chaire
  • Christophe BONNERY, directeur de l’Economie et de la Prospective
  • Michel DERDEVET, secrétaire général, membre de son Directoire
  • Thierry GIBERT, directeur régional Aquitaine Nord

fondation Bordeaux Université

  • Sophia KARAYOTOV, assistante de projets
  • Suzanne POITOU, fundraiser Investissements d’avenir

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