Exposition professionnelle aux ultraviolets solaires et estimation de l’impact sur la santé de la peau et des yeux (EXPOLUX)

Le projet Lumière et santé ambitionne de contribuer à l’évaluation des expositions professionnelles aux UV solaires et l’impact de ces dernières sur la santé de la population dans un objectif de mise en œuvre de préventions adaptées.

Contexte

Contexte

Bien qu’il soit reconnu qu’une exposition excessive aux rayonnements ultraviolets (UV) solaires dans le cadre des loisirs puisse conduire à des affections majeures de la peau et des yeux tels que les cancers cutanés (mélanome, de carcinomes baso- et spino-cellulaires (CCB et CCS)), la cataracte et la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA), les risques pour la santé liés à une surexposition solaire professionnelle ne sont pas reconnus.

Pourtant, les travailleurs en extérieur semblent particulièrement à risque du fait de leur exposition cumulée importante. En Europe, environ 14,5 millions de travailleurs sont exposés pendant au moins 75 % de leur temps de travail (secteurs de l’agriculture, du BTP, des stations balnéaires …). 
Pour les cancers cutanés, ces risques peuvent être majorés par la co-exposition à certains produits chimiques sensibilisant la peau comme l’arsenic (utilisé comme pesticide en agriculture).

Bien que l’ensemble du rayonnement UV ait été classé comme « cancérogène certain pour l’homme » en 2009 par le centre International de Recherche sur le cancer, ni le cancer cutané ni la cataracte ne sont inscrites aux registres des maladies professionnelles de la Sécurité Sociale. En France, nous disposons de peu de travaux permettant d’évaluer les expositions professionnelles aux UV solaires et l’impact de ces dernières sur la santé de la population qui sont pourtant nécessaires pour la mise en œuvre de préventions adaptées. 

Le projet

Le projet

Quantifier l’impact sanitaire de l’exposition professionnelle solaire sur la santé de la peau et des yeux des travailleurs nécessaires à la reconnaissance de ces pathologies en tant que maladies professionnelles.

Ce projet permettra d’identifier les métiers à haut risque pour lesquels des efforts particuliers de prévention et/ou de prise en charge pourraient être particulièrement utiles et de déterminer l’incidence de mélanome cutané, de CCB, de CCS, de cataracte et de DMLA dans un large échantillon représentatif de la population française.

Portée par l’université de Bordeaux et développée au sein du Centre de recherche Bordeaux Population Health (BPH – Inserm U1219) et par l’équipe LEHA (Équipe 4 – Exposition vie entière, santé, vieillissement), le projet s’attachera également à quantifier l’impact sanitaire de l’exposition professionnelle solaire sur la santé de la peau et des yeux des travailleurs nécessaires à la reconnaissance de ces pathologies en tant que maladies professionnelles.

Le projet est soutenu par le mécène SÉCURITE SOLAIRE, fournisseur d’équipements d’énergie solaire.


Missions

Missions

Le projet s’est fixé pour missions de réaliser des travaux de recherches et d’analyses qui permettraient notamment :

  • D’estimer l’exposition professionnelle aux UV solaires et aux co-expositions (augmentant la photosensibilisation), dans la cohorte nationale Constances, selon le type de professions et la localisation géographique.
  • D’estimer l’incidence de cancers cutanés (mélanomes cutanés, de CCB et de CCS) et de pathologies oculaires (DMLA et cataracte).
  • D’estimer les associations entre les différentes expositions aux UV (UVA, UVB, UV érythémal, UV total) et les risques de cancers cutanés et de pathologies oculaires dans la population générale et dans des professions particulièrement exposées et d’identifier le type de rayonnement UV associé à chaque pathologie en prenant en compte les différents facteurs de risque et co-expositions.
  • De calculer les fractions de cancers cutanés et de pathologies oculaires attribuables aux expositions professionnelles aux UV solaires.

De telles études épidémiologiques sont indispensables pour définir des politiques de santé publique dans notre pays et notamment en région Nouvelle-Aquitaine visant à la réduction de ces pathologies et des conséquences délétères qui en découlent, par le développement de stratégies de prévention : recommandation sur les heures travaillées à l’extérieur selon la saison ; prévention aux expositions solaires professionnelles adaptées selon le métier, en informant et formant les salariés exposés aux risques du rayonnement UV et aux mesures de prévention à prendre par exemple par le biais du médecin du travail, de la mutuelle (comme la MSA) ; par la mise en place d’une surveillance médicale et d’un suivi des travailleurs exposés aux rayons UV.

L’analyse par région permettra probablement de mettre en exergue des effets des expositions professionnelles probablement différents entre les régions du Nord et de l’Est, qui ont des niveaux d’intensité de rayonnement solaire plus faible, et les Régions du Sud de la France, plus exposées du fait de la latitude.

La Nouvelle-Aquitaine est une région particulièrement concernée par cette problématique, en raison de l’importance des activités agricoles, viticoles et balnéaires, comportant de très fortes expositions solaires, ainsi que d’autres activités exposées, notamment dans le BTP. De plus, en raison de la situation géographique de la Nouvelle Aquitaine, l’intensité du rayonnement solaire est importante, augmentant encore les risques potentiels.

Pilotage

Comment fonctionne le projet ?

Le projet est doté d’un comité de pilotage, composé de représentants des établissements universitaires, des mécènes et de la fondation. Il vise notamment à co-construire le programme d’activités, assurer le suivi des dépenses et définir les actions de communication de la chaire.

 

Membres du comité de pilotage

université de Bordeaux

  • Audrey COUGNARD GREGOIRE, Ingénieur de Recherche INSERM
  • Cécile DELCOURT, Directrice de Recherche INSERM

Sécurité Solaire

  • Pierre CESARINI, Directeur délégué

Fondation Bordeaux Université

  • Barbara CLOUTÉ, fundraiser et responsable Business Unit Mauriac
  • Juliette DEUNFF, chargée de projets Mécénat Business Unit Mauriac

 

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