Macu-Life : Exposome du mode de vie et risque de dégénérescence maculaire liée à l’âge dans la cohorte E3N

Le projet « Macu-Life » ambitionne de contribuer à l’évaluation des relations entre nos modes de vie et le développement de la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) dans un objectif de mise en œuvre de préventions adaptées.

Contexte

Contexte

La dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) est la principale cause de baisse de la vision dans les pays industrialisés. Sa fréquence augmente rapidement avec l’âge et environ 20 % de la population de plus de 80 ans est touchée.

Les formes avancées de la maladie, associées à une déficience visuelle, comprennent deux formes : la DMLA néovasculaire et la DMLA atrophique ; elles sont généralement précédées de formes précoces asymptomatiques.

Les traitements existants sont à la fois coûteux, limités et ne permettent pas toujours d’éviter une perte visuelle. La déficience visuelle due à la DMLA a des conséquences majeures sur la qualité de vie, la perte d’autonomie et la charge familiale.

Une approche préventive, visant à réduire l’impact des facteurs de risque afin de retarder l’apparition de la maladie, est donc indispensable.

Le projet

Le projet

Porté par les équipes hospitalo-universitaires (Centre de recherche Bordeaux Population Health (BPH – Inserm U1219), équipe LEHA (Équipe 4 – Exposition vie entière, santé, vieillissement), et le service d’ophtalmologie) du CHU de Bordeaux et de l’ université de Bordeaux, ce projet s’attachera à étudier les relations entre nos modes de vie et le développement de la DMLA, avec un intérêt particulier pour la nutrition, l’activité physique, le tabagisme et les facteurs métaboliques.

Ce travail s’appuiera sur la cohorte nationale E3N (l’une des plus grandes cohortes épidémiologiques en France) initiée en 1990 et incluant près de 100 000 femmes nées entre 1925 et 1950 (âgées de 40 à 65 ans) adhérentes de la MGEN. 
Ce projet vise également à renforcer les liens avec les professionnels de santé (ophtalmologistes, nutritionnistes) et à contribuer à une meilleure information sur la prévention de la DMLA, auprès des associations de patients et du grand public.

Ce projet bénéficiera également de l’expertise et de la connaissance des données de l’équipe de l’université Paris Saclay (Inserm U1018, Centre de Recherche en Epidémiologie et Santé des Populations). 

Missions 

Missions

Le projet s’est fixé pour missions de réaliser des travaux de recherches et d’analyses qui permettraient notamment :

  • De mieux caractériser le rôle du mode de vie dans la DMLA en étudiant de nombreux aspects (tabagisme, nutrition, facteurs métaboliques et vasculaires) ;
  • D’aider à prévenir l’apparition et le développement de la DMLA et de réduire le fardeau lié à cette maladie ;
  • De contribuer à la détection des populations à risque pour la prévention de la DMLA à un stade précoce, avant la perte visuelle ;
  • De contribuer à la mise en œuvre d’études interventionnelles et à la formulation de recommandations de santé publique.

 

Pour ce faire, il se structurera autour de 6 activités :

  • Activité 1 : Identification et validation des cas de DMLA dans la cohorte E3N ;
  • Activité 2 : Etude et analyse des associations entre l’exposition nutritionnelle et l’incidence de la DMLA ;
  • Activité 3 : Etude et analyse de l’exposition au tabagisme et la DMLA ;
  • Activité 4 : Etude et analyse des données sur les facteurs métaboliques et vasculaires, la pression artérielle et les traitements anti-hypertenseurs et la DMLA ;
  • Activité 5 : Etude des combinaisons des facteurs liés au mode de vie ;
  • Activité 6 : Diffusion des résultats par le biais de publications scientifiques de haut niveau, de présentations lors de congrès scientifiques nationaux et internationaux, auprès de réseaux de recherche, consortiums, et auprès d’associations de patients.

 

Ainsi, le projet aspire alors à un impact majeur sur la promotion d’un vieillissement oculaire sain et sur la qualité de vie des personnes âgées et de leurs aidants, ainsi que sur la prévention de l’invalidité et des coûts liés à la DMLA.

Pilotage

Porteurs référents du projet

université de Bordeaux

  • Bénédicte MERLE, Chargée de recherche INSERM
  • Audrey COUGNARD-GREGOIRE, Ingénieure de recherche INSERM
  • Cécile DELCOURT, Directrice de recherche INSERM
  • Karen LEFFONDRE, Professeure de biostatistiques
  • Mélanie LE GOFF, Statisticienne

université de Bordeaux / CHU de Bordeaux

  • Marie-Noëlle DELYFER, Professeure des universités-praticien hospitalier Ophtalmologie
  • Jean-François KOROBELNIK, Professeur des universités-praticien hospitalier Ophtalmologie

 

Ce projet vient d’être accepté et est en recherche de fonds. Pour toutes questions, veuillez contacter la Fondation Bordeaux Université :

  • Barbara CLOUTÉ, fundraiser et responsable Business Unit Mauriac 
  • Juliette DEUNFF, chargée de projets mécénat Business Unit Mauriac 

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